mar 11, 2011
TaCEQ Admin

Hausse des frais de scolarité : Bachand garde les deux mains sur le volant, tout droit vers un mur!

QUÉBEC, le 11 mars – Le ministre des finances du Québec, Raymond Bachand, a annoncé publiquement une hausse des frais de scolarité qui sera définie lors du dépôt de son budget, la semaine prochaine.  La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) s’oppose fermement à une telle mesure.

Des études récentes démontrent qu’un étudiant québécois qui termine son baccalauréat aura accumulé, en moyenne, plus de 15 000$ de dettes. Dans le Soleil du 18 février dernier, on y apprend avec stupeur que « jamais les ménages québécois n’ont été aussi endettés », et que leur taux d’endettement est passé de 93% en 1990 à  150% en 2010, soit une hausse de 78% en 20 ans. L’augmentation des frais de scolarité annoncée toucherait non seulement les étudiants, mais aussi leurs parents, qui voient l’étau se reserrer sur eux. Devant ces constats troublants, les propositions du gouvernement d’augmenter une fois de plus leur contribution constitue non pas seulement un pari douteux pour la santé des finances publiques, mais également une attaque majeure et maintenant reconnue envers l’accessibilité aux études. « Il devient de moins en moins concevable pour une famille de la classe moyenne, qui gagne entre 30 000$ et 60 000$, de pouvoir joindre les deux bouts avec le système tel qu’on le connaît. », metionne Joël Pedneault, vice-secrétaire général de la TaCEQ.

De plus, il est paradoxal de constater que le gouvernement du Québec s’inquiète du fardeau monétaire que représente le financement des universités pour les contribuables québécois (54%), car selon monsieur Pedneault : « le fait d’insister sur une plus grande contribution du secteur privé par l’entremise de dons philanthropiques, comme les ténors du gouvernement en place ne cessent de le rappeler, ne soulagera pas plus les contribuables du poids de ce fardeau car les exemptions d’impôts accordées à outrance privent le trésor public de plusieurs centaines de millions de dollars en redevances qui devraient lui être dues ».

Les entreprises se doivent donc de contribuer au financement des universités par l’entremise d’une mesure fiscale obligatoire, telle que le propose la TaCEQ, portant sur le Fond de services de santé et d’éducation postsecondaire (FSSEP). Voici un lien vers une étude à ce sujet : http://j.mp/fYhCjH .

La TaCEQ représente plus de 65 000 étudiantes et étudiants universitaires provenant de l’Université McGill, de l’Université Laval et de l’Université de Sherbrooke.

Renseignements:Justine Lecomte-Rousseau, vice-présidente aux communications, CADEUL, 418-929-7934,
communications@cadeul.ulaval.ca; www.cadeul.com

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