mar 30, 2010
TaCEQ

Réaction au budget provincial 2010 – Faire payer les entreprises pour l’éducation postsecondaire : une solution encore et toujours écartée

QUÉBEC, le 30 mars 2010 – La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) dénonce le budget 2010 du gouvernement québécois, puisqu’il renonce à régler encore une fois le sous-financement du réseau d’enseignement postsecondaire. En promettant un dégel pour 2012, il propose encore de faire payer les étudiantes et les étudiants et non ceux qui en ont vraiment la capacité : les entreprises établies au Québec.

Pour les associations étudiantes membres de la TaCEQ, une situation de la sorte ne peut pas durer indéfiniment. « Lorsqu’il est temps de se « serrer la ceinture », il semble que l’on ne parle que de celle des contribuables et des étudiants du Québec. Il serait peut-être temps que l’on pense à la contribution que les entreprises pourraient apporter » affirme Olivier Jégou, secrétaire général de la TaCEQ.

Selon les études de KPMG, le Québec est l’un des endroits où les coûts généraux d’exploitation sont les moins élevés en Amérique du Nord. L’un des avantages est que le Québec est l’endroit où le coût de la main d’œuvre, avantages sociaux facultatifs et obligatoires pris en compte, est le plus bas des pays industrialisés. « Comme société, on offre à des entreprises un accès à rabais à des travailleurs et des travailleuses ayant reçu une éducation de qualité. Ne pas leur faire payer en partie pour l’éducation postsecondaire, c’est directement leur donner une subvention cachée » dénonce Olivier Jégou.

La TaCEQ demande au gouvernement de prendre au sérieux ces constats et d’agir de façon responsable pour le bien-être de la population québécoise en envisageant différents scénarios pour faire cotiser les entreprises à l’éducation postsecondaire. « Par exemple, une majoration mineure des contributions des entreprises sur leur masse salariale pourrait venir à bout du sous-financement actuel, ce n’est donc pas une option à écarter » explique Olivier Jégou.

La TaCEQ se questionne aussi sur la pertinence de ramener le débat sur la gouvernance des universités. « La ministre Courchesne s’est déjà fait clairement dire au moins deux fois non par l’ensemble de la communauté universitaire du Québec. Cette nouvelle tentative nous semble plutôt relever du burlesque que d’un effort sérieux pour comprendre la dynamique universitaire » conclu Olivier Jégou

La Table de concertation étudiante du Québec complète sa première année entant qu’association étudiante nationale et regroupe plus de 60 000 membres de niveau universitaire.

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