Résultats du chantier sur l’AFE – Réactions
La Table de concertation étudiante du Québec salue les conclusions du chantier sur l’aide financière aux études (AFE), tel qu’annoncé par le ministre Pierre Duchesne, malgré quelques réserves.
La principale mesure annoncée par le Parti québécois est l’augmentation des dépenses admises, c’est-à-dire les dépenses considérées comme nécessaires à l’étudiant pour la poursuite de ses études. Accompagnée de l’augmentation du plafond de contribution parentale, il s’agit d’un pas dans la bonne direction. Les modifications démontrent que le régime de l’AFE doit se fonder sur des besoins réels ce qui correspond aux objectifs de la Table de concertation étudiante du Québec.
Toutefois, le refus du gouvernement d’accorder une compensation en bourses pour la hausse des frais de scolarité. Il s’agit d’une iniquité d’autant plus grave que le ministre Duchesne semblait s’inquiéter de l’équité de cette allocation spéciale, la TaCEQ s’inquiète de l’endettement supplémentaire que représente la hausse des frais de scolarité. N’est-il pas naturel de vouloir compenser l’effet de la hausse chez les plus touchés?
Par conséquent, la TaCEQ estime que l’ensemble de ces mesures est une première étape afin de faire de la persévérance et du soutien aux études une véritable priorité. L’accessibilité aux études doit être la cible de véritables investissements, et non de simples transferts de fonds déjà destinés aux étudiants.
La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) est une association étudiante nationale indépendante. Elle représente près de 70 000 étudiantes et étudiants de l’Université Laval, l’Université McGill et l’Université de Sherbrooke.
SOURCE : TABLE DE CONCERTATION ETUDIANTE DU QUEBEC (TACEQ)
Renseignements :
Étienne Chabot
418-571-1928
attache.executif@aelies.ulaval.ca
Le rapport de Pierre-André Bouchard Saint-Amant
Un Sommet inachevé : la TaCEQ sera de tous les débats
La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) accueille favorablement les cinq chantiers qui seront entrepris au terme du Sommet sur l’enseignement supérieur. « Nous avons démontré ce que la TaCEQ pouvait apporter aux discussions autour de la table, et tous les partenaires l’ont souligné. Nous comptons maintenant participer aux chantiers très activement. Beaucoup de travail reste à faire dans l’enseignement supérieur », a affirmé Paul-Émile Auger, secrétaire-général de la TaCEQ.
Cependant, il est tout de même ironique que la décision du gouvernement Marois d’indexer les frais de scolarité ait été la seule décision n’ayant pas su dégager de réel consensus autour de la table. «Les étudiants se retrouvent à être les seuls à payer la note. On augmente le fardeau de leur contribution et on leur impose le financement des mesures d’accessibilité en transférant leur crédit d’impôt. Soyons clairs : il n’y a pas d’argent neuf, alors comment parler de gains réels, de compensation ou de bonification ?», avance M. Auger.
Pour la TaCEQ, certains acteurs demeurent en marge alors qu’ils doivent contribuer directement à mettre en valeur et à développer la plus grande ressource renouvelable du Québec : sa main d’œuvre. En effet, il est temps pour les employeurs de prendre un engagement clair, formel et global. «Les transactions des entreprises privées vers le réseau de l’éducation sont présentement subventionnées par les citoyens puisqu’elles sont sujettes à des crédits d’impôt. Il s’agit en réalité d’une perte pour l’État québécois et d’un fardeau fiscal supplémentaire pour les contribuables», a conclu M. Auger.
Même si beaucoup de questions restent en suspens, les étudiantes et étudiants se sont inscrits dans le dialogue et ont réussi à se faire entendre avec la communauté universitaire. La TaCEQ compte approfondir le débat autour des orientations de notre système d’éducation : ce Sommet n’est qu’un premier pas dans notre démarche.
La TaCEQ est prête pour le Sommet!
La Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) constate que plusieurs éléments flous commencent à s’accumuler autour de l’organisation du sommet et désire clarifier ce qu’elle peut. Tout d’abord, il est important de préciser que la TaCEQ défendra le gel des frais de scolarité dans l’optique d’une gratuité scolaire balisée à long terme au Québec.
De même, force est de constater que la possibilité de voir le gouvernement imposer son choix d’indexer les frais de scolarité semble réelle. La TaCEQ rappelle donc qu’elle fait partie de la Table des partenaires universitaires (TPU) et que celle-ci « s’oppose à l’indexation des droits de scolarité et réclame du gouvernement du Québec de tenir à court terme un chantier structurant et d’envergure sur les conditions de vie et la contribution financière des étudiantes et des étudiants ».
« Les membres de la TaCEQ se demandent si l’ajout de conditions incertaines favorise une communication de franche et respectueuse. Ces stratégies dévoilent peut-être de graves manquements dans l’élaboration de ce sommet. Pourtant, tous devraient comprendre qu’il s’agit d’un débat de fond nécessaire et que les citoyens du Québec de demain sont les seuls juges possibles, pas les suffrages d’une potentielle élection », a affirmé Paul-Émile Auger, Secrétaire général de la TaCEQ.
L’obligation de résultats que s’est imposée le gouvernement Marois semble le pousser dans ses derniers retranchements et à maintenir le brouillard qu’il a créé. « Il est inquiétant de constater les jeux de corridor et le double discours qui circule chez les organisateurs de ce sommet. D’un côté, le ministre Duchesne affirme qu’il est heureux de constater que certaines associations étudiantes ne sont pas dans une approche conditionnelle et de l’autre la Première Ministre qui dévoile à la dernière minute que le financement est conditionnel mais ne précise même pas ses propres conditions », a conclu Paul-Émile Auger.
______________
Renseignements :
M. Étienne Chabot
418-571-1928
attache.executif@aelies.ulaval.ca
La TaCEQ réagit à la menace du ministre des Finances
Pour la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), un consensus ne s’impose pas et ne s’obtient pas sous la menace. L’engagement du gouvernement de réinvestir 8,5% à compter de 2014-2015 ne doit faire l’objet d’aucun jeu politique. L’objectif étant de remédier aux coupures majeures qu’il a imposées aux universités en pleine année fiscale. On ne peut forcer la main des participants au Sommet sur l’enseignement supérieur.
« Si ce gouvernement affirmait en novembre que nous entrions dans une ère de dialogue, que doit-on penser de l’apparition de nouvelles « conditions » du ministre Marceau alors qu’on nous promettait une démarche ouverte et transparente ? Combien d’attaches de ce genre apparaitront ? Qui tient les ficelles et quels sont ses véritables motifs ? Nos membres s’interrogent présentement et on ne peut pas les blâmer», a affirmé Paul-Émile Auger.
À quelques jours du Sommet, la TaCEQ croit que nos représentants ont le devoir d’être conséquents. On ne change pas les paramètres au milieu d’un processus lorsque l’on est sincère et que l’on croit en la démarche mise de l’avant.
« L’obligation de résultats que s’est imposée ce gouvernement ne peut passer devant le bien commun et les intérêts de l’ensemble de la société québécoise. La TaCEQ s’est engagée de bonne foi. Nous espérons que l’investissement du gouvernement dans ce processus n’est pas de faire fructifier son capital politique », a conclu Paul-Émile Auger.
La TaCEQ lance un appel à tous
QUÉBEC, le 6 déc. 2012 /CNW Telbec/ – Pour la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ), il est indéniable que l’éducation est au cœur de l’avenir du Québec. La démarche dans laquelle s’inscrit l’ensemble des acteurs et des citoyens prenant part au sommet est un premier pas vers un projet de société. « Au cours des dernières semaines, certaines menaces ont été évoquées. Bien que tous les acteurs demeurent présents à la table, la TaCEQ tient à affirmer qu’un engagement honnête de tous, dans le processus actuel, est nécessaire », a affirmé Paul-Émile Auger, secrétaire général de la TaCEQ.
De même, les membres de la TaCEQ veulent rappeler au ministre Duchesne ce qu’il a lui-même fait valoir il y a peu : il est nécessaire de préserver l’espace de dialogue. Jusqu’à la fin du processus, si tout est vraiment sur la table, le statu quo est la seule base à partir de laquelle il est possible d’aspirer à une réelle ouverture et à un échange constructif.
Selon la TaCEQ, ce qui vaut pour les frais de scolarité vaut aussi pour le financement des universités à ce moment-ci. Conséquemment, le gouvernement devrait revoir ses intentions de réduire dès maintenant les budgets des institutions d’enseignement postsecondaire. « Il est inacceptable de changer les données en cours de route. En agissant de la sorte, le gouvernement mettrait en péril le bon déroulement du sommet. Si le ministre est sincère en misant sur le dialogue plutôt que l’affrontement, alors il a le devoir de s’assurer que tout est mis en place afin de le rendre possible », ajoute M. Auger.
Les membres de la TaCEQ sont unanimes et croient que personne au Québec ne veut de politique de corridor, d’agendas cachés ou de tractations secrètes à ce sommet. Il est nécessaire de parler ouvertement des vrais enjeux et de participer de bonne foi dans un climat neutre. « Tentons d’aller au fond des choses, ensuite nous évaluerons les résultats et jugerons le travail accompli », de conclure M. Auger.
Contact:
M. Étienne Chabot, attaché politique, 418-571-1928, attache.executif@aelies.ulaval.ca



