Vendredi, 25 mai, 2012
TaCEQ Admin

La TaCEQ conteste la loi spéciale!

MONTRÉAL, le 25 mai 2012 – Les associations étudiantes (FECQ, FEUQ, CLASSE, ASSÉ et TaCEQ), syndicales (FTQ, CSN, CSQ, CSD, FQPPU, SGPUM, APTS, FIQ, SFPQ, SPGQ et SISP), communautaires (FFQ, CIAFT, ATF, Alternatives) et environnementales (AQLPA, Équiterre, Greenpeace, CEUM, Fondation David Suzuki, Nature Québec) annoncent qu’elles ont déposé deux requêtes à la Cour supérieure visant à contester la loi spéciale déposée par le gouvernement du Québec.

Considérant le caractère urgent de la situation, une première requête en sursis est déposée afin de suspendre l’application de certaines dispositions de la loi spéciale. Celle-ci est faite en attente de l’audience de la deuxièmerequête introductive d’instance en jugement déclaratoire et en nullité qui vise l’ensemble de la loi considérée inconstitutionnelle.

« Cette loi enfreint les libertés et droits fondamentaux comme la liberté d’expression, la liberté d’opinion et le droit d’association. Elle ne respecte pas les garanties judiciaires, car les dispositions pénales sont vagues et imprécises tout en imposant des peines trop sévères. Cette loi ignoble a pour effet de museler, d’écraser, de contrôler et de dominer le mouvement étudiant et d’autres groupes qui souhaitent s’exprimer publiquement », d’affirmer les porte-parole syndicaux et étudiants.

Miner l’existence et la vitalité des associations étudiantes

Les associations concernées déplorent également le fait que cette loi vise à miner l’existence et la vitalité des associations étudiantes puisque les sanctions monétaires et les coupes de cotisation sont tellement dramatiques qu’elles mettront en péril la survie des associations et fédérations étudiantes. Elles les empêcheront, par le fait même, de fournir des services et de l’aide aux étudiants dans le besoin.

En ce qui a trait aux organisations syndicales, la loi les contraint à exercer des rôles qui ne sont pas les leurs en les obligeant à agir à titre d’employeurs auprès des membres qu’elles représentent. Les syndicats des établissements d’enseignement postsecondaire devront s’assurer que les salariés accomplissent tous les devoirs attachés à leurs fonctions et contrôler leur présence au travail, ce qui ne relève pas d’eux. Le gouvernement n’a pas hésité à déposer une loi répressive, coercitive et arbitraire contenant de nombreuses imprécisions et zones grises quant aux effets sur les conditions de travail du personnel de ces établissements.

Un gouvernement revanchard

Par esprit de vengeance, le gouvernement a voulu mater les associations étudiantes, syndicales, communautaires et environnementales en réduisant leur capacité d’action et d’association. « Il est essentiel que les libertés et les droits fondamentaux soient respectés et que nous puissions les exercer sans contraintes. C’est sur cette base que ces associations contesteront la loi spéciale. Tout comme il l’a fait depuis le début du débat sur les droits de scolarité, en déposant cette loi floue et inapplicable, le gouvernement a démontré une fois de plus son incapacité et son manque de volonté à trouver des solutions respectueuses pour les citoyennes et les citoyens du Québec afin de résoudre le conflit étudiant. »

Rappelons que le gouvernement du Québec a adopté, sous le bâillon, le vendredi 18 mai, le projet de loi n 78, Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent, dans le but de régler un conflit étudiant, démontrant ainsi sa volonté de gouverner en utilisant la répression plutôt que la négociation.

Les groupes touchés par les requêtes

Les associations étudiantes : la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la Coalition large de l’ASSÉ (CLASSE), L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) et la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ).

Les associations syndicales : la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), le Syndicat général des professeurs et professeures de l’Université de Montréal (SGPUM), l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP).

Les associations communautaires : la Fédération des femmes du Québec (FFQ), le Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), Action Travail des Femmes (ATF), Alternatives.

Les associations environnementales : l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), Équiterre, Greenpeace, le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM), la Fondation David Suzuki, Nature Québec.

Contact TaCEQ : Romain Thibaud, 418 929-7934

Jeudi, 24 mai, 2012
TaCEQ Admin

Remise en ligne du site

Le site taceq.org est désormais en ligne. Nous allons désormais le garder à jour avec les dernières nouvelles concernant la TaCEQ et le mouvement étudiant.

Vendredi, 17 février, 2012
TaCEQ Admin

Les cycles supérieurs se mobilisent

QUÉBEC, le 17 févr. 2012 – La TaCEQ salue l’initiative des étudiantes et étudiants inscrits à la maîtrise et au doctorat à l’Université Laval.

Les 11 700 membres de l’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) ont voté en faveur de levées de cours pour les trois manifestations étudiantes qui auront lieu les 23 février, 1er mars et 22 mars.

« Le gouvernement Charest doit cesser d’ignorer les revendications légitimes des étudiants et étudiantes visant à améliorer le système d’éducation universitaire. Nous avons des solutions à lui proposer pour financer le réseau post-secondaire sans nuire à l’accessibilité des études. » affirme Simon Gosselin, Secrétaire Général de la TaCEQ.

La hausse des frais de scolarité est une mesure régressive qui aura des impacts importants sur l’endettement des générations à venir. C’est pourquoi, les étudiants et étudiantes québécois iront de l’avant dans leurs moyens de pression pour empêcher le gouvernement du Québec de commettre cette erreur.

Lundi, 13 février, 2012
TaCEQ Admin

La TaCEQ s’indigne de l’indifférence du gouvernement

La TaCEQ unit sa voix à celles de l’Association des chercheuses et chercheurs étudiants en sociologie (ACCES) et du Mouvement des étudiants et étudiantes en service social de l’Université Laval (MESSUL) à l’aube de la grève générale illimitée qui fera reculer le gouvernement sur la question de la hausse de 1625 $ des droits de scolarité.

La TaCEQ s’indigne de l’attitude indifférente du gouvernement en regard des doléances des associations étudiantes du Québec dans le dossier de la hausse des frais de scolarité.

« Refuser de dialoguer ou même de rencontrer les étudiants et étudiantes tant que la session ne sera pas mise en danger, les pousser à la grève parce qu’on joue à faire la sourde oreille, voilà un comportement irresponsable. Nous espérons que le gouvernement mette fin dès maintenant à ses tactiques passéistes et qu’il rencontre les associations étudiantes afin d’écouter les revendications des étudiantes et étudiants du Québec », affirme Simon Gosselin, secrétaire général de la TaCEQ.

Pleinement conscients du coût d’un système d’éducation de qualité, les étudiants et étudiantes de sociologie et de service social à l’Université Laval rejettent la voie proposée par le gouvernement pour son financement. Comme trop d’étudiants de partout au Québec, ils sont contraints d’intensifier leurs moyens de pression afin d’être entendus et écoutés. Ils invitent la population québécoise à s’informer et à joindre le mouvement de grève :http://declarationdegreve.wordpress.com/

Dimanche, 12 février, 2012
TaCEQ Admin

Le mouvement de grève est lancé

Dès lundi 13 février, des étudiants québécois seront en grève générale illimitée pour faire plier le gouvernement. Dans le bras de fer qui s’amorce, la TaCEQ s’engage à pousser les revendications des grévistes auprès du ministère de l’éducation (MELS).

« L’indignation et la colère des étudiants et étudiantes est à son paroxysme » affirme Simon Gosselin secrétaire général de la TaCEQ. La forte participation des gens aux assemblées générales de grève et les forts pourcentages en faveur de la grève sont le résultat de la politique  »de la sourde oreille » de la ministre de l’éducation.

Suivez-nous sur Facebook!